Ce 29 juin, une note explicative sur le financement des coûts des cabinets médicaux était présentée à la Commission médico-mutualiste et à la Commission de conventions avec les hôpitaux. Elle décrit la méthodologie et constitue la base des négociations.
En comparant la nouvelle méthodologie de l'INAMI avec la récente étude sectorielle MAHA sur les finances hospitalières, Jacques de Toeuf (ABSyM), estime que les rétrocessions versées par les médecins aux hôpitaux servent aujourd'hui à financer des dépenses qui dépassent les seuls frais de pratique identifiés par l'INAMI.
La publication de la loi-cadre (II) du 8 juin 2026 publiée ce 19 juin 2026 au Moniteur belge confirme les inquiétudes majeures exprimées de longue date par l’ABSyM quant à l’évolution du système de santé. Cette nouvelle étape législative introduit officiellement la possibilité de suspendre le numéro INAMI d’un prestataire de soins, un mécanisme lourd de conséquences pour l’exercice de la médecine.
Les organisations professionnelles Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM), Cartel, Verbond van Vlaamse Tandartsen (VVT) et Belgian Union of Orthodontic Specialists (BUOS) annoncent qu’elles mettent formellement l’État belge en demeure pour non-respect de la directive européenne sur la proportionnalité (UE) 2018/958 dans le cadre de l’élaboration de la loi-cadre fédérale relative aux soins de santé.
Le ministre Frank Vandenbroucke entame une nouvelle étape dans sa stratégie de retour au travail, avec pour objectif de réduire le nombre de malades de longue durée tout en favorisant leur réintégration professionnelle.
Les dépenses de santé représentent aujourd’hui 28 % des dépenses de sécurité sociale, soit 6,2 % du PIB. Il est donc légitime de veiller à une utilisation adéquate de ces moyens. Dans ce contexte, l’INAMI a introduit le concept d’“appropriate care”, défini comme la convergence entre le type de soins, leur mode de prestation et leur coût. Cette approche vise à améliorer la qualité et l’accessibilité des soins pour les patients, tout en évitant les dépenses inutile
Hier, la loi-cadre a été approuvée en séance plénière de la Chambre, malgré les inquiétudes largement partagées sur le terrain. Depuis la première version du projet de loi-cadre, l’ABSyM a mobilisé tous les moyens possibles pour limiter l’impact néfaste de cette réforme. Cela s’est traduit par des actions syndicales, une concertation intensive, des notes juridiques et de fond étayées, ainsi que des échanges avec tous les niveaux de pouvoir et les parties prenantes concernés.
L'Union des médecins-Absym Bruxelles tient son symposium le samedi 30 mai 2026 au Campus ULB Erasme. De 9h à 13h30, neuf intervenants viendront éclairer les grandes réformes en cours (nomenclature, financement hospitalier, paysage, cogouvernance, eHealth) devant un public de praticiens. Format délibérément didactique, et non débat : « Des débats, il y en a tout le temps dans la presse, personne n'est d'accord avec personne. La cogouvernance en est l'exemple : autant d'avis que d'associations », justifie le Dr Gilbert Bejjani, président de l'Absym-Bruxelle
Dans le contexte de la réforme visant à moderniser le cadre de conventionnement des prestataires de soins et à limiter les suppléments d’honoraires, lancée en 2025 sous l’impulsion du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, l’ABSyM annonce le lancement d’une enquête nationale destinée à mieux comprendre la réalité économique et organisationnelle de la pratique ambulatoire en Belgique.
L’ABSyM a transmis une note de minorité relative au projet d’avis du CFEH sur la réforme du paysage hospitalier (2026–2036). Tout en soutenant les objectifs de qualité, d’accessibilité et d’efficience, l’ABSyM souligne qu’une transformation linéaire ne tiendra pas compte de la rupture attendue dans les pratiques médicales au cours des 10 à 15 prochaines années (déploiement de l’IA, ambulatoire avancé, robotique, dispositifs connectés, télémédecine et télésurveillance).
Le rapport du groupe de travail ACA propose une refonte profonde de la nomenclature des actes de consultations et assimilés (ACA), commune à toutes les disciplines médicales, fondée principalement sur le temps presté, avec une moindre pondération du risque et de la complexité.
L’Association Belge des Syndicats Médicaux (ABSyM) alerte sur la hausse des vidéos hypertruquées (deepfakes), qui utilisent à leur insu l’image, la voix ou le nom de médecins reconnus et d’hôpitaux afin de promouvoir des produits ou services. Ces vidéos cherchent à donner du poids à des offres frauduleuses, ce qui constitue un risque pour la santé publique et nuit à la confiance envers le système de santé.
Récemment, la presse s’est fait l’écho des réactions sur les chiffres d’adhésion à l’accord médico-mut, affichant un taux de conventionnement global de 85 %. Beaucoup s’en sont félicités publiquement, y voyant une victoire de l’accessibilité ou un élan de responsabilité sociale. Soyons clairs : ces réactions relèvent du populisme. Il est temps de sortir de cette hypocrisie ambiante et de regarder en face la réalité d’un système de santé à bout de souffle.
Si la permanence de nuit en anesthésie n’est pas encore une obligation inscrite noir sur blanc dans la loi, la jurisprudence pousse de facto les anesthésistes vers une disponibilité immédiate. Au-delà du flou juridique, cette organisation a un prix physiologique et psychologique que la profession juge trop peu reconnu et qui concerne l’ensemble des soignants. C’était l’un des thèmes abordés lors de la récente journée d’étude de l’APSAR.
L'INAMI a dévoilé les chiffres précis des taux d’adhésion à l’accord médico-mut 2026-2027, ventilés par spécialisation médicale et par région. Si le taux d’adhésion global à l’accord reste massif chez les médecins (85,72 %), la douce érosion qui a démarré en 2022 se poursuit, avec des différences marquées entre spécialisations.
La loi-cadre proposée par le Ministre de la santé, Frank Vandenbroucke, met les dermatologues en colère. 90% d’entre eux craignent un allongement des délais d’attente et une perturbation du système de soins. L’ABSyM-BVAS rejoint leur inquiétude et manifeste son désarroi quant à l’impact de cette loi-cadre.
Le récent congrès de la Fédération des médecins spécialistes (FMS) a agité le landerneau médical. Le débat sur les suppléments d’honoraires s’emballe. Pour le Dr Gilbert Bejjani, président de l’Union des médecins – Absym-Bruxelles, l’heure n’est plus au déni : la fin du « no limit » est inéluctable. Mais réguler ne signifie pas détruire. Entre la défense d’une médecine libérale, l’impératif d’une refonte de la nomenclature et la menace d'un "Secteur 3", il trace les lignes rouges d’un nouveau contrat social.
Psychiatre, directrice médicale à Epsylon, et membre de l’Absym-Bruxelles, la Dre Caroline Depuydt vient de recevoir le prix du meilleur ouvrage à l’usage de l’enseignement, décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour son livre Je me libère des écrans. L’ouvrage, qui se veut à la fois pratique, déculpabilisant et scientifiquement ancré, propose des clés pour mieux comprendre et encadrer l’usage des écrans chez les enfants et les adolescents. La Dre Depuydt nous en dit plus.