Dans le contexte de la réforme visant à moderniser le cadre de conventionnement des prestataires de soins et à limiter les suppléments d’honoraires, lancée en 2025 sous l’impulsion du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, l’ABSyM annonce le lancement d’une enquête nationale destinée à mieux comprendre la réalité économique et organisationnelle de la pratique ambulatoire en Belgique.
Récemment, la presse s’est fait l’écho des réactions sur les chiffres d’adhésion à l’accord médico-mut, affichant un taux de conventionnement global de 85 %. Beaucoup s’en sont félicités publiquement, y voyant une victoire de l’accessibilité ou un élan de responsabilité sociale. Soyons clairs : ces réactions relèvent du populisme. Il est temps de sortir de cette hypocrisie ambiante et de regarder en face la réalité d’un système de santé à bout de souffle.
Si la permanence de nuit en anesthésie n’est pas encore une obligation inscrite noir sur blanc dans la loi, la jurisprudence pousse de facto les anesthésistes vers une disponibilité immédiate. Au-delà du flou juridique, cette organisation a un prix physiologique et psychologique que la profession juge trop peu reconnu et qui concerne l’ensemble des soignants. C’était l’un des thèmes abordés lors de la récente journée d’étude de l’APSAR.
L'INAMI a dévoilé les chiffres précis des taux d’adhésion à l’accord médico-mut 2026-2027, ventilés par spécialisation médicale et par région. Si le taux d’adhésion global à l’accord reste massif chez les médecins (85,72 %), la douce érosion qui a démarré en 2022 se poursuit, avec des différences marquées entre spécialisations.
La loi-cadre proposée par le Ministre de la santé, Frank Vandenbroucke, met les dermatologues en colère. 90% d’entre eux craignent un allongement des délais d’attente et une perturbation du système de soins. L’ABSyM-BVAS rejoint leur inquiétude et manifeste son désarroi quant à l’impact de cette loi-cadre.
Le récent congrès de la Fédération des médecins spécialistes (FMS) a agité le landerneau médical. Le débat sur les suppléments d’honoraires s’emballe. Pour le Dr Gilbert Bejjani, président de l’Union des médecins – Absym-Bruxelles, l’heure n’est plus au déni : la fin du « no limit » est inéluctable. Mais réguler ne signifie pas détruire. Entre la défense d’une médecine libérale, l’impératif d’une refonte de la nomenclature et la menace d'un "Secteur 3", il trace les lignes rouges d’un nouveau contrat social.
Psychiatre, directrice médicale à Epsylon, et membre de l’Absym-Bruxelles, la Dre Caroline Depuydt vient de recevoir le prix du meilleur ouvrage à l’usage de l’enseignement, décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour son livre Je me libère des écrans. L’ouvrage, qui se veut à la fois pratique, déculpabilisant et scientifiquement ancré, propose des clés pour mieux comprendre et encadrer l’usage des écrans chez les enfants et les adolescents. La Dre Depuydt nous en dit plus.
L'interdiction des suppléments d'honoraires pour l'imagerie lourde (CT-scan et RMN) ambulatoire, entrée en vigueur fin 2023, affiche un bilan financier en trompe-l'œil. Si la facture s'allège sur ces actes spécifiques, les montants facturés se sont massivement reportés sur d'autres examens. Face à ce jeu de vases communicants mis en lumière par le dernier rapport de l'AIM, le Dr Gilbert Bejjani, président de l'Union des médecins et vice-président de l’ABSyM, dénonce une politique de ciblage aveugle et plaide pour une réforme structurelle plutôt que pour des interdictions punitives.
La télémédecine ne peut pas devenir un remplacement général ou structurel des consultations physiques, avertit l’Ordre des médecins dans un avis publié mercredi sur les nouvelles règles déontologiques applicables à la télémédecine Selon l'Ordre, dans la plupart des situations, la consultation en personne reste la « référence », compte tenu de l’importance de l’examen clinique et du contact direct entre le médecin et le patient.
La publication par l’Inami de la synthèse du test de proportionnalité sur le projet de loi de réforme des soins de santé agit comme un révélateur. Pour le Dr Jacques de Toeuf (Absym), ces résultats ne sont pas une simple formalité administrative : ils légitiment le combat syndical et exposent le fossé entre les ambitions du cabinet Vandenbroucke et la réalité des prestataires.
L’introduction des pseudo-codes ouvre la voie à de nouveaux montants directement facturés aux patients, y compris bénéficiaires de l’intervention majorée. Dans l’accord médicomut 2026-2027, le dispositif est strictement encadré sur le plan budgétaire, mais il modifie en profondeur la frontière entre honoraires, frais et suppléments, explique le Dr Jacques de Toeuf (Absym).
Point important du récent accord médicomut, les codes de transparence restent mal compris par le corps médical. C’est le constat des organismes assureurs après une première analyse. C’est aussi le constat du Dr Jacques de Toeuf (Absym), qui souligne l’importance de bien comprendre les pseudo-codes.
L’exil des 2.500 médecins français à Bruxelles n’était pas uniquement symbolique. Il s’agirait également de la seule manière d’échapper aux réquisitions massives opérées par les autorités françaises, et de faire respecter leur droit de grève.
Exceller dans l’art de guérir ne garantit pas de savoir diriger.
Conscient que le cursus médical prépare peu à la réalité du chef de service, l’Union des médecins – ABSyM Bruxelles continue la formation avec un 6e cycle pour l'année 2026.
Un cycle de 8 modules pour acquérir les outils concrets du leadership.
Intéressé ? Il nous reste des places.
Vous avez jusqu’au 5 mars prochain pour vous inscrire.
Alors que les médecins français ont entamé une grève historique le 5 janvier, Gilbert Bejjani, président de l’Union des médecins – Absym-Bruxelles, leur apporte son soutien.
Pour lui, ce mouvement, arrivé ce dimanche en Belgique par le biais de « l’opération Bruxelles », dépasse les frontières : il révèle une crise de confiance profonde et des pressions similaires sur les systèmes de santé européens.
Décryptage en trois axes : la rupture du dialogue, l’étouffement financier et l’inflation des contraintes.
Le Bloc opératoire Français en exil à Bruxelles
Avec la participation des représentants des praticiens belges du bloc opératoire
Mardi 13 janvier 2026
Café d’accueil à 10h30
Conférence de presse : 11h30 – 12h30
Hôtel Double Tree – Bruxelles Rue Gineste 3, Brussels, BRU 1210, Belgium
Même dans un contexte budgétaire difficile et un contexte de transition, les Commissions de convention des différents secteurs de la santé, organisées par l’INAMI, continuent de veiller à ce que les moyens disponibles contribuent à des soins abordables et de qualité.