Psychiatre, directrice médicale à Epsylon, et membre de l’Absym-Bruxelles, la Dre Caroline Depuydt vient de recevoir le prix du meilleur ouvrage à l’usage de l’enseignement, décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour son livre Je me libère des écrans. L’ouvrage, qui se veut à la fois pratique, déculpabilisant et scientifiquement ancré, propose des clés pour mieux comprendre et encadrer l’usage des écrans chez les enfants et les adolescents. La Dre Depuydt nous en dit plus.
Psychiatre, directrice médicale à Epsylon, et membre de l’Absym-Bruxelles, la Dre Caroline Depuydt vient de recevoir le prix du meilleur ouvrage à l’usage de l’enseignement, décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour son livre Je me libère des écrans. L’ouvrage, qui se veut à la fois pratique, déculpabilisant et scientifiquement ancré, propose des clés pour mieux comprendre et encadrer l’usage des écrans chez les enfants et les adolescents. La Dre Depuydt nous en dit plus.
Absym-Bruxelles : Votre ouvrage Je me libère des écrans vient de recevoir le prix du meilleur ouvrage à l’usage de l’enseignement décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Qu’est-ce que cette reconnaissance représente pour vous, à la fois comme psychiatre et comme autrice ?
Caroline Depuydt : J’ai été sincèrement touchée que mon livre soit sélectionné et mis en avant parmi 57 ouvrages belges. Comme autrice, je suis très heureuse de savoir qu’il est perçu comme utile et qu’il peut aider les enseignants et les professionnels de l’éducation à avancer sur ce sujet sensible qu’est notre rapport aux écrans.
J’ai reçu des témoignages très touchants de membres du jury expliquant que le livre les avait déjà aidés à y voir plus clair et à mettre en place des stratégies concrètes à la maison avec leurs enfants ou dans les écoles.
Et comme psychiatre, je suis particulièrement heureuse de pouvoir partager des connaissances de manière accessible, afin d’aider chacun à reprendre du contrôle. Pour moi, ce livre est avant tout un outil de prévention.
Votre livre se veut à la fois scientifique et déculpabilisant. Pourquoi était-il important pour vous d’adopter cette approche plutôt qu’un discours uniquement alarmiste sur les écrans ?
Un discours culpabilisant sert rarement à grand-chose. La culpabilité nous fait nous sentir mal et, face à ces émotions négatives, nous avons souvent tendance à fuir… parfois justement en surconsommant des écrans.
Par ailleurs, être uniquement alarmiste ou radical n’est ni souhaitable ni réaliste. Les écrans font partie de notre quotidien.
L’objectif du livre est plutôt d’expliquer et de décrypter les mécanismes de connexion et d’addiction afin que chacun puisse mieux les comprendre et reprendre le contrôle de manière plus sereine et positive.
Si vous deviez retenir un message clé de votre livre pour les parents – et pour les professionnels de santé – quel serait-il ?
Le message principal serait de garder les canaux de communication ouverts avec les enfants ou les adolescents. Leur poser des questions sur leurs usages des écrans, sans jugement, permet déjà de mieux comprendre ce qui se joue.
Il est aussi essentiel de préserver des moments sans écrans, des temps où l’on parle, où l’on partage une activité et où l’on entretient le lien humain.
Et enfin, l’exemplarité est centrale : dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit. Par exemple, pas d’écrans à table… pour personne.
