- Cette nouvelle nomenclature laisse au cardiologue le choix du type d'enregistrement électrocardiographique le plus approprié pour le patient en fonction de la situation clinique.
- Un nouvel enregistrement électrocardiographique dans l'année est parfois approprié dans certains contextes (par exemple, après une ablation ou une cardioversion). La présente proposition autorise un nouvel enregistrement électrocardiographique une fois par an, le type d'enregistrement électrocardiographique pouvant être déterminé en fonction de la situation clinique. Les organismes assureurs et l'association professionnelle, dans le cadre de la simplification administrative, demandent la suppression du consentement du médecin conseil pour la répétition d'un Holter dans l'année.
- Cette proposition ne s'applique pas au Fibricheck :
- Fibricheck a été validé pour l'enregistrement des épisodes de fibrillation auriculaire. La surveillance Holter est utilisée pour le diagnostic de toutes les arythmies.
- Fibricheck permet un suivi à distance. Avec le monitoring Holter, l'analyse intermittente des tracés n'est pas souhaitable.
- Les anomalies enregistrées par pléthysmographie doivent toujours être confirmées par un enregistrement électrocardiographique.
- Le Fibricheck est plus approprié comme outil de dépistage ou de suivi, mais n'est pas un premier choix pour le diagnostic.
Par ailleurs, la littérature médicale récente a montré le peu d’intérêt de l’électrocardiographie à haute amplitude par dérivations orthogonales et son faible niveau de preuve justifiant sa suppression de la nomenclature, ce qui permet de transférer son budget à des prestations ayant un bénéfice clinique mieux démontré comme le Holter de 5 jours lorsqu’il est indiqué.
Enfin, le Conseil Technique Médical demande que l'effet de cette mesure soit évalué par un suivi rapproché des dépenses et des volumes des prestations attestées afin de voir si les hypothèses à la base de l’analyse budgétaire se vérifient et que cette mesure puisse être ajustée si nécessaire.
Une mesure de rétroactivité est prévue afin que les modifications entrent en vigueur le 1er janvier 2026.
