INAMI
- Expertise à distance (téléexpertise) en dermatologie
- Adaptation des conditions de remboursement pour la neurostimulation
- Réseau fédéral Santé mentale et Travail
- DMG
- TDA(H)
AFMPS
- Disponibilité des vaccins contre la grippe
KCE
- Évaluation de KCE Trials
- Comment améliorer l’accès aux soins palliatifs pédiatriques en Belgique
Nomenclature
- Dermatochalasis : nouveaux critères de remboursement
- Soins somatiques dans les SPHG
Date de parution: 05/11/2026
INAMI
- Expertise à distance (télé-expertise) en dermatologie
À partir du 1er novembre 2026, lors de la facturation de la prestation 107236, vous devez mentionner le numéro INAMI du médecin généraliste qui a demandé la télé-expertise.
Lire plus - Modification de la condition de remboursement pour la neurostimulation
À partir du 1er janvier 2027, la nouvelle condition de remboursement B-§02 entre en vigueur. Elle limite l'intervention aux Centres multidisciplinaires de traitement de la douleur chronique (CMD) ou aux Équipes algologiques multidisciplinaires (EAM).
Lire plus - Le Réseau fédéral Santé mentale et Travail
Créé en 2018, il réunit neuf institutions fédérales (dont l’INAMI, le SPF Emploi, FEDRIS et l’INASTI). Il coordonne une politique intégrée de prévention des risques psychosociaux et de réintégration au travail, notamment à travers le plan fédéral « Bien-être mental au travail » (BEMAT). l’INAMI en a assuré la présidence en 2024-2025, et une étude de l’Université de Liège (novembre 2024) a cartographié les initiatives existantes par région et par province. Ses recommandations rejoignent l’approche de l’INAMI : ne pas réduire la santé mentale au burn-out et miser sur une réintégration durable. Enfin, le réseau a organisé sa première journée d’étude le 24 juin 2025 (« Santé mentale et travail, un enjeu collectif »), à la suite de laquelle il a formulé une série de recommandations, et il ouvre désormais ses objectifs à la collaboration avec les Régions et à la sensibilisation des jeunes.
Lire plus - Nouvelle campagne de l’INAMI concernant le DMG
Le 30 octobre 2026, l’INAMI a lancé une nouvelle campagne d’information sur le Dossier Médical Global (DMG), accompagnée d’une mascotte. Elle en rappelle les avantages : un meilleur suivi de santé, une meilleure coordination des soins et un meilleur remboursement des consultations chez le médecin généraliste.
Lire plus - TDA(H) : Quels sont les médicaments remboursés à partir du 1er novembre, en alternative à la Rilatine
Depuis le 1er novembre 2026, la Rilatine MR 20 mg et 30 mg n’est plus remboursée en Belgique, à la demande de la firme, à la suite de l’arrivée de génériques. La Rilatine 10 mg n’est pas concernée. Deux alternatives contenant le même principe actif (méthylphénidate à libération prolongée) restent remboursées : Equasym XR et Methylfenidaat RX EG, en 10, 20 et 30 mg. Les patients qui ont déjà une autorisation pour la Rilatine MR n’ont aucune démarche à faire auprès de leur mutualité, car elle est convertie automatiquement. Ils doivent en revanche consulter leur médecin pour obtenir une nouvelle prescription de l’un de ces deux médicaments.
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AFMPS
- Grippe 2026-2027 : suffisamment de vaccins pour la saison
L’AFMPS se veut rassurante : environ 2,94 millions de doses de vaccin contre la grippe seront disponibles cette saison, soit davantage que l’an dernier. Malgré des retards de production au niveau international, l’impact reste limité en Belgique. Plus de 2,75 millions de doses étaient déjà livrées fin octobre, et les dernières arriveront d’ici fin novembre, dans les temps pour la période de vaccination recommandée (de mi-octobre à mi-décembre).
Six vaccins sont disponibles : Alpharix, Flucelvax, Influvac et Vaxigrip (dose standard), ainsi que Fluad (avec adjuvant, à partir de 50 ans) et Efluelda (forte dose, à partir de 60 ans). Les vaccins renforcés étant nettement plus nombreux cette année, l’AFMPS recommande de les proposer en priorité aux patients de 65 ans et plus.
Les éventuelles difficultés constatées sur le terrain concernent surtout la distribution et les précommandes des vaccins standard. Tout problème d’approvisionnement peut être signalé à supply-problems@fagg-afmps.be.
KCE
- Évaluation de KCE Trials après 10 ans d’activité
Dix ans après sa création, KCE Trials confirme son rôle de moteur pour la recherche clinique non commerciale indépendante en Belgique. Une étude d’impact réalisée par Deloitte le confirme : le programme génère des données probantes scientifiques de haute qualité et axées sur la pratique concernant des thématiques liées aux soins qui ne présentent pas d’intérêt commercial, et contribue ainsi à de meilleurs soins de santé. Avec 75 études financées, plus de 32.000 patients recrutés et une production scientifique robuste, KCE Trials est aujourd’hui devenu un partenaire reconnu et apprécié bien au-delà de nos frontières. Deloitte conclut que le programme est pertinent, efficace et durable, et formule des recommandations pour renforcer encore son impact sociétal.
Lire plus - Comment améliorer l’accès aux soins palliatifs pédiatriques en Belgique
Destinés aux enfants atteints de maladies graves susceptibles d’entrainer un décès prématuré, les soins palliatifs pédiatriques visent avant tout à leur assurer la meilleure qualité de vie possible. En Belgique, ils sont actuellement dispensés chaque année à plusieurs centaines de jeunes patients, qui ne représentent toutefois qu’une petite partie de la population qui pourrait en avoir besoin. Dans une nouvelle étude, le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) fait le point sur l’offre belge de soins palliatifs pédiatriques et sur les obstacles et facilitateurs à leur mise en place, afin de proposer des solutions organisationnelles pour renforcer l’accès et l’orientation vers ces soins
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Nomenclature
- Depuis le 1er novembre 2026 - Soins somatiques dans les SPHG
L'objectif de ces modifications est d'améliorer la prise en charge somatique (physique) des patients psychiatriques admis dans un service de psychiatrie d'un hôpital général. Cette démarche fait suite aux recommandations du Centre fédéral d'expertise des soins de santé, visant à réduire la surmortalité de ces patients et à garantir un suivi intégré alliant santé mentale et physique.
Création de deux nouvelles prestations pour les SPHG
L'article 25, § 1er intègre désormais deux nouveaux codes spécifiques pour les patients admis à temps plein dans un service A, T ou Sp-psychogériatrique d'un hôpital général :
Prestation 597240 (Examen d'admission - C 35) : Il s'agit d'un honoraire couvrant l'examen médical réalisé lors de l'admission. Cette prestation ne peut être attestée qu'une seule fois par admission. Pour être facturée, le dossier médical doit obligatoirement inclure une anamnèse complète, les résultats de l'examen, le diagnostic d'éventuels problèmes somatiques, un plan de traitement (incluant la prévention comme le statut vaccinal) et un schéma de médication actualisé.
Prestation 597262 (Suivi somatique - C 19) : Il s'agit d'un honoraire pour le suivi des problèmes somatiques en cours d'hospitalisation. Ce code peut être attesté une fois tous les 7 jours au cours des 30 jours suivant la facturation de l'examen d'admission (597240), puis une fois tous les 15 jours. Son attestation requiert la documentation dans le dossier médical du suivi du plan de traitement, des résultats d'examen et de la réévaluation de la médication (notamment le suivi des effets indésirables).
La concertation avec la famille, les aidants proches et les autres dispensateurs de soins est incluse dans les honoraires de ces deux prestations.
Ces prestations ne peuvent être attestées que par certains spécialistes : médecine interne, gériatrie, pneumologie, gastro-entérologie, cardiologie, rhumatologie, oncologie médicale, néphrologie, endocrinologie-diabétologie ou hématologie clinique.
Chaque hôpital général disposant d'un SPHG doit constituer une équipe de médecins spécialistes chargée d'assumer cette "fonction de soins somatiques". Le médecin en chef doit tenir un registre annuel de ces médecins.
Un rapport final couvrant ces actes somatiques doit obligatoirement être rédigé et intégré au rapport de sortie du psychiatre. Ce document global est ensuite envoyé au médecin généraliste détenteur du Dossier Médical Global (DMG) afin d'assurer la continuité des soins en ambulatoire.
Le paragraphe 2 de l'article 25 est adapté pour inclure ces nouvelles prestations dans les règles de cumul. En principe, une seule prestation concernant les honoraires de surveillance peut être attestée par jour.
Prestation 599082 (Examen par un médecin spécialiste) : Les règles sont modifiées pour permettre au médecin de l'équipe de soins somatiques ayant attesté les codes 597240 ou 597262 de demander une consultation formelle (par écrit ou voie électronique) à une autre spécialité médicale.
Prestation 597741 (Examen psychiatrique de sortie) : La règle d'application de ce code est mise à jour pour expliciter que le rapport relatif à l'examen somatique doit y être formellement intégré lors de la transmission au médecin généraliste. L'intervention personnelle du patient (ticket modérateur) est par ailleurs fixée à zéro pour les nouvelles prestations somatiques (nécessitant une modification parallèle de l'article 37bis).
Article25.pdf
- A partir du 1er décembre 2026 - Dermatochalasis : nouveaux critères de remboursement
Les règles de remboursement de la prestation 245733-245744, la « plastie pour dermatochalasis de la paupière supérieure, par paupière », changent au 1er décembre 2026. Ce remboursement reste soumis à l’accord préalable du médecin-conseil de la mutualité.
Les critères en vigueur depuis le 1er juin 2024 posaient de nombreux problèmes pratiques aux mutualités. Les périmétries et les photos se contredisaient parfois. L’exigence de 24 points testés ne convenait pas à tous les appareils, et la périmétrie manuelle était exclue. La pupille n’était pas une référence fiable, car elle peut être dilatée, et les photos étaient souvent de mauvaise qualité. Les mutualités et l’association des ophtalmologues ont donc défini ensemble de nouveaux critères.
La demande de remboursement devra désormais comprendre deux éléments. Le premier est une périmétrie cinétique, automatique ou manuelle, réalisée avec un stimulus V4 sur 360° et au moins 8 points dans la moitié supérieure. Elle doit démontrer une limitation du champ visuel supérieur jusqu’à l’isoptère de 30° ou moins, sur un arc d’au moins 30°, et être accompagnée d’un document de l’ophtalmologue attestant que les deux critères sont remplis. Le second est au moins une photo nette, prise à hauteur des yeux, de face ou de trois-quarts, montrant que le pli de la paupière repose sur les cils et masque au moins 40 % du diamètre vertical de la cornée. Ce critère remplace l’ancienne référence au « tiers de la pupille ». Le médecin-conseil devra aussi notifier sa décision à la fois au patient et au médecin demandeur, dans un délai de six semaines.
Ces critères sont plus objectifs et plus fiables, mais aussi plus restrictifs.
Article 14h.pdf
